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Articles

Affichage des articles du avril, 2017

Emilie Benard, Resilient Mind

La passion de la peinture transmise par son grand-père nourrit son désir de peindre depuis son enfance. Cette toute jeune artiste de 25 ans fusionne aujourd’hui l’art classique et l’art contemporain autour de la résilience.

Le concept était au départ utilisé en physique pour exprimer la capacité des métaux à retrouver leur état initial à la suite d'un choc. Il est plus récemment employé en psychologie pour montrer la faculté des personnes à se rétablir après un événement traumatique. Pour l’artiste la résilience est un fil conducteur qui ponctue sa réflexion picturale depuis des années ; une façon d’exprimer son vécu. Sa démarche se prête au jeu de la référence, celle d’une œuvre du 19e siècle, Romains de la décadence de Thomas Couture. Le peintre classique voulait que son tableau suscite le renouveau de la peinture française en se référant aux maîtres de la Grèce antique, de la Renaissance et de l'école flamande. Emile Benard lui offre à son tour une nouvelle vie.
Elle extrait…

ARIELLE, l’étendue d’une mesure

Lorsqu’elle peint, ARIELLE entend la musique. Sa peinture est un prolongement musical qui résonne harmonieusement sur toile, une pulsation visuelle ancrée dans l’instant.
Aux yeux de tous, en live devant un concert, elle dévoile son acte de création debout devant son chevalet, munie d'une grande liasse de papiers fins. D’abord elle dépose sur le vif à l'encre ou au feutre les grandes lignes en quelques minutes. C’est ensuite son souvenir qui laissera jaillir son ressenti grâce à une technique mixte sur des toiles de grand format de 160 cm de hauteur sur 300 cm de longueur.
ARIELLEne cherche pas à établir entre la peinture et la musique un lien d’imitation. Elle s’éloigne petit à petit du réel pour transformer la scène à laquelle elle vient d’assister. Elle rassemble d’ailleurs des musiciens qui n’ont pas joué ensemble. « Je ne cherche pas à reproduire les scènes musicales, je peins d'après une émotion visuelle, auditive. » Si les instruments sont parfaitement identifiables,…

André Dureux ancré dans la vie

En quête des origines et de l’épanouissement de la nature et de la vie, André Dureux pose un regard curieux et poétique sur le monde. Une dimension atmosphérique se dégage, créant un doute sur ce que l’on peine à nommer. L'opulence de la couleur et de la surface, les forces dynamiques exprimées par le geste, l’impression de spontanéité, l’intensité émotionnelle, l’énergie spirituelle soutiennent ses œuvres que l’on pourrait situer entre l'expressionnisme abstrait et l'abstraction lyrique.
Un halo progressif exécuté au pinceau ou au couteau se déconstruit par touches successives. La technique mixte allie les empattements à l'acrylique, à l'huile et les glacis. Les effets de relief et de profondeur sont renforcés par le soin harmonieux porté aux tonalités. Ce procédé chromatique éblouissant repose sur différentescouches, mémoires d’un instant, qui se superposent et interagissent pour forger l’élan narratif.
Si la dominante abstraite des œuvres ne se discute pas, certai…

Marie-ange LEWANDOWSKI, fragments cosmiques

Dans l’œuvre de Marie-angeLEWANDOWSKI, la nature devient médiatrice cosmique. Dans cette extension poétique, la terre s’envisage comme matière céleste où la fragmentation et l’amplification du réel relient de nouveaux espaces. Lorsque l’on découvre l’univers de Marie-ange LEWANDOWSKI c’est l’aspect onirique qui est de prime abord le plus saisissant. « J'aime être à la lisière dufiguratif et de l'abstrait. Cela me permet de dérouter le spectateur et de l'amener dansl'interrogation, l'évasion et le rêve. » Au gré des observations que la réalité du monde lui offre, elle part à la recherche des témoignages de la terre et du ciel. Nénuphars, plumes, feuilles, fleurs, soleils perçants et planètes inconnues constituent un monde fantastique où la nature se fond dans le cosmos, où les organismes terriens et aériens ne font qu’un. N’y-a-t-il aucune différence ontologique ou métaphysique entre ici-bas et les reste de l’univers ?
Pour répondre à cette question, l’artiste ouvre le…

Les occasions de mutations de Christine Nobre

Ses travaux jouent sur l’apparition de l’image adoptant autant de formats que d’occasions de mutations. Peinture, photo, vidéo, chaque strate esthétique joue de l’instant précis de la prise de vue pour aboutir à une œuvre protéiforme mais toujours identifiable par une mystérieuse présence récurrente.
Ses œuvres connaissent des mues successives fondées sur des techniques complémentaires ; la peinture, la photo et la vidéo. Cet « entre-trois » permanent privilégie le cycle comme moyen de faire. Les peintures sont le point de départ. Lorsque Christine Nobre peint elle travaille à l’huile en glacis. Pour le relief, elle plante des clous reliés par des fils, pour plus de profondeur, elle coud ses toiles. Autour de ses peintures, elle place des éclairages, des miroirs, et d’autres objets du quotidien. « Lorsque je suis satisfaite du décor planté, de la lumière, je prends en photo de près ou de loin, à l’intérieur ou à l’extérieur, photo que je refuse de retoucher ensuite sur ordinateur. » L’int…