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Articles

Affichage des articles du février, 2016

Serge Elphège, exalter la lumière

Serge Elphège mêle l’art contemporain à l’héritage des arts appliqués pour revisiter une somptueuse technique du passé : le vitrail.
« Ma matière première est avant tout la lumière que je rêve de maîtriser et d'exalter. » L’artiste joue des combinaisons et des ressources infinies offertes par ce matériau de la transparence qui reflète les sources lumineuses, naturelles ou artificielles. Il qualifie d’ailleurs, ses œuvres d’art de « sculptures lumière. » La lumière comme la matière sont sculptées pour faire émerger des formes inhabituelles, des objets en mouvement. Il désacralise de ce fait le vitrail et ouvre son champs d’expérimentation en le transposant sur des supports multiples, des objets de la vie courante qu'il se plaît à détourner ; mobilier, miroir, paravent, lampe, suspension… « Il s'agissait pour moi de créer un nouveau style de vitrail, plus contemporain, et plus proche de la sculpture de verre généreuse et sensuelle : du totem majestueux qui s’élève à la lampe tri…

Aliette Duroyon, immortaliser l’éphémère

Depuis son enfance, la plage de Hardelot sur la côte d’Opale est son repère d’inspiration. L’artiste y récolte des couteaux de mer, parfois des lutraires ou encore des écorces d’arbre qu’elle colle ensuite sur bois ou sur toile avec un ciment naturel.
Aliette Duroyon s’attaque ici au summum de l’éphémère ; la mer et la vague elle-même qu’elle inscrit dans l‘immuable. Cette série, inspirée par l’estampe La grande vague de Kanagawa de Hokusai, fait écho au tsunami de 2004. Pour reconstituer la vague dans son mouvement, l’artiste capte la beauté gracile du couteau de mer et le sort de son contexte environnemental. En rééquilibrant cette empreinte de la nature, elle participe de ce fait à un art écologique dans le sens où l’élément, réintroduit sur un support, est recyclé sans être dénaturalisé.
Son approche formelle se caractérise par une pureté du vocabulaire. Elle convoque bien plus la fragilité et la délicatesse que la palette. L’artiste écoute son désir de renouer avec la nature origine…

Jean Marie Drouet, présences estivales

Jean Marie Drouet vit au bord de l’océan. Pour saisir cette immédiateté de rencontres, donnant lieu à des portraits de baigneurs ou de baigneuses, de surfeurs, de proches ou d’inconnus, il joue avec les anecdotes que lui offre l’univers de la mer et du soleil.« La plage est un lieu un peu particulier où les gens se comportent d'une autre manière qu'en ville, les barrières et les conventions tombent, c'est assez intéressant à observer. » Dans sa peinture, des détails intimes, des atmosphères à chaque fois singulières se prêtent à l’interprétation. Ces situations diffusent un climat, une attente après ou avant une action, comme l’arrêt suspendu d’une scène irrésolue. Cet équilibre intuitif, au cadrage singulier, participe à l’immobilité des images. Le travail de Jean Marie Drouet est cinématographique et suggère des esquisses de fiction. Là-même où le réel prend corps dans le fantasme. Ce fantasme, cette illusion qui assigne le spectateur à un certain vertige. « Représenter le …